La coordination générale des instances consultatives du Conseil de la Région Casablanca-Settat, regroupant l’Instance de l’égalité, de l’égalité des chances et de l’approche genre, l’Instance consultative de la jeunesse ainsi que l’Instance consultative des affaires économiques, en partenariat avec le Centre Démocratique Marocain des Études et Recherches, a organisé le samedi 7 mars au siège de la Région un colloque sous le thème : « L’autonomisation des femmes au Maroc : transformations du cadre juridique et institutionnel et perspectives de justice sociale et territoriale ».
Cette rencontre s’est tenue en présence de M. Abdellatif Mâzouz, Président de la Région Casablanca-Settat, de sa vice-présidente Mme Rokya Achmal, ainsi qu’avec la participation de Mme Fatima Zahra El Alami, doyenne de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d’Aïn Chock – Casablanca, et Mme Hassna Kaji, doyenne de la Faculté des sciences juridiques et politiques de Settat. Des conseillères régionales, des acteurs de la société civile et des personnes intéressées par les questions de la jeunesse et de la femme ont également pris part à cette rencontre.
Organisée à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, cette conférence a constitué une opportunité pour passer en revue les profondes transformations ayant marqué l’autonomisation des femmes, à travers un arsenal juridique visant à renforcer l’égalité, la parité et l’autonomisation économique.
La rencontre, animée par des chercheurs, enseignants et spécialistes des questions liées à la femme, s’inscrit dans un contexte marqué par l’amélioration des indicateurs sociaux et économiques relatifs aux femmes, en cohérence avec les efforts déployés pour atteindre les Objectifs de développement et mettre en œuvre les orientations du programme gouvernemental accordant une attention particulière à l’amélioration de la condition féminine. Elle vise également à promouvoir une vision commune favorisant la prise de conscience des femmes quant à leurs droits et renforçant leur capacité à prendre des décisions stratégiques, en vue de l’élaboration et de la mise en œuvre d’un programme national intégré d’autonomisation économique des femmes à l’horizon 2030.
Dans son intervention, M. Abdellatif Mâzouz, Président de la Région Casablanca-Settat, a souligné que le renforcement des opportunités d’emploi des femmes et leur autonomisation économique, notamment pour les femmes rurales, ainsi que l’intégration de l’approche genre dans les politiques territoriales, constituent des leviers essentiels pour garantir une justice territoriale permettant aux femmes d’accéder aux services de base. Il a également affirmé que les femmes ne doivent pas être considérées uniquement comme une catégorie démographique, mais comme un moteur essentiel du développement territorial dans toutes ses dimensions et un acteur clé dans la construction d’un modèle de développement inclusif et durable.
Le Président de la Région a par ailleurs indiqué que le Programme de développement régional 2022-2027 comprend un programme dédié aux femmes, considérant que le renforcement de leur représentativité et de leur participation aux politiques publiques constitue un levier pour la mise en œuvre du chantier de la régionalisation avancée.
De son côté, Mme Rokya Achmal, vice-présidente de la Région, a souligné que la réussite des grands défis de transformation passe par l’adoption de politiques économiques et sociales ambitieuses permettant aux femmes d’accéder effectivement au marché du travail, de renforcer leur autonomie économique et de soutenir l’entrepreneuriat et les coopératives féminines, notamment en milieu rural et dans les zones vulnérables.
Elle a ajouté que cette rencontre s’inscrit dans une série d’initiatives visant à renforcer le rôle de la femme en tant que force de proposition, tout en plaçant la dignité de la femme et la stabilité de la famille marocaine au cœur du projet de développement. Elle a également rappelé que le choix de la justice territoriale constitue une orientation stratégique qui doit guider l’ensemble des politiques de développement afin de bâtir un Maroc fondé sur l’équité et l’égalité entre les sexes.
Les intervenants ont enfin souligné que l’intégration des femmes dans les plans de développement territorial et leur accès aux mécanismes de plaidoyer et d’accompagnement constituent une nécessité pour leur permettre de s’approprier pleinement le projet de développement national et d’y contribuer activement, dans la perspective d’un développement équilibré au bénéfice de l’ensemble des citoyens.








